La Compagnie Intersignes est subventionnée par le Conseil Régional Rhône-Alpes pour les années 2008-2011.

La Compagnie Intersignes porte et dirige le projet Demain l’humain pour le Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon 2008. À ce titre, en 2008, elle est subventionnée par :

                   La ville de Grigny,
                   La ville de Saint-Genis-Laval,
                   La ville de Pierre Bénite,
                   La Biennale de la Danse de Lyon.

Dans le cadre du dispositif Culture à l’hôpital et du projet Espace-Temps, la Compagnie Intersignes a été subventionnée, en 2006-2007, par :

L’Agence Régionale de l’Hospitalisation de Rhône-Alpes,
La Région Rhône-Alpes,
La DRAC Rhône-Alpes,
Le Conseil général du Rhône,
Les villes de Grigny et de Givors,
Les Hospices Civils de Lyon.

La Compagnie Intersignes a dirigé le projet Khoreiapolis pour le Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon 2006.

Emmanuel Borgo et Sylvaine Deschamps-Garcia in Metaphora - photo de Bruno Tachon

La Compagnie Intersignes, fondée en 2004, a, dès sa première création, décidé de concevoir ses travaux, rapprochant chorégraphie et vidéo, comme des expériences qui interrogent les notions de narration et de personnage dans le champ de la danse contemporaine.

- Créée en janvier 2005, Seuls, pièce chorégraphique pour trois danseurs et un écran, superposait, visuellement, pour symboliser l’éternel recommencement de la vie des personnages, par l’intermédiaire d’une vidéo projetée derrière les danseurs, la chorégraphie interprétée en direct et cette même chorégraphie captée durant les répétitions. L’inconséquence des différences sur le déroulement de la narration signifie ainsi la répétition permanente de l’histoire.

- Chantecler, jouée pour la première fois en juin 2005, a poussé un peu plus loin encore la superposition : deux écrans confrontent le personnage à la réalité qui l’entoure et sont son moyen d’agir sur elle. Le personnage, figure de l’artiste qui résiste, s’approche alors de l’écran et une interactivité simulée fait apparaître un tableau impressionniste.


Images fixes et animées se mêlent alors, effaçant les œuvres d’art que le personnage a su faire naître, images absurdes du quotidien d’abord, puis de guerre et de destruction qui écrasent le poète-danseur… La Nuit recouvre le monde de Chantecler…

L'écran devient ainsi, métaphoriquement, le point de rencontre entre le monde et le personnage, le lieu où le personnage subit le monde ou au contraire agit sur lui et le force à changer.

À présent, Metaphora est l’occasion de pousser plus en avant nos recherches et de répondre à la problématique soulevée par nos deux premières créations : comment l’utilisation des nouvelles technologies vidéos permet-elle une plus importante complexité du personnage et de la narration ?


Metaphora, dernier spectacle de la Compagnie, est donc le fruit d'une expérimentation : la pièce chorégraphique applique les concepts de la narration moderne (ellipse narrative, échos, ruptures de la chronologie, superposition des voix) à la danse contemporaine, et, loin de n’exploiter qu’une rencontre entre spectacle vivant et vidéo enregistrée, elle propose une expérience inédite utilisant les nouvelles technologies génératives, mêlant images travaillées en amont et captation temps réel.

 

Argument de Metaphora

Un homme et une femme, ordinaires, portant chacun une valise, arrêtent leur quotidien. Ils se dépouillent de tout ce qui les entraîne dans le flot de la vie de tous les jours : d’une accumulation de prétextes stériles pour faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire, de fausses raisons d’avancer, de toutes les choses si importantes, vitales et pourtant si futiles qui peuplent une existence. « Fera-t-il beau demain ? », « Je reçois les Durand et je n’ai rien dans mon frigo », « Le dossier n’est pas encore prêt »

À travers l’avalanche des banalités et la mosaïque qu’elles forment, percent parfois des images d’œuvres d’art qui provoquent un si profond désir d’élan… Où est l’art dans ma vie ?... Comment résister à l’absurde ?...

Les personnages se retrouvent dans un couloir d’images, hors du temps, où se projettent le monde extérieur, perçu par leur regard, mais aussi leur univers personnel, intérieur, psychologique.

Ils sont en quête d’eux-mêmes, du plus profond de leur être, de ce qui reste lorsque l’on veut se définir vraiment, quête existentielle qui passe de la résignation la plus complète face à l’absurdité du monde, où l’art n’est qu’un élan vers la splendeur des gouffres, qu’une expression pessimiste et désespérée de la course sans but qui mène de la vie à la mort, à l’espérance la plus sincère, version optimiste de la création artistique.

Ils sont en quête d’eux-mêmes, mais ne peuvent se trouver que grâce à l’autre, et chacun trouve toujours un peu plus de l’autre en lui-même.

 

Le couloir d'image : scénographie et fonction narrative

La scénographie est conçue comme une superposition de calques, trois plans se rencontrant : la scène où évolue les personnages, l'écran de fond et l'écran d'avant-scène.

La scénographie crée ainsi une superposition de strates :

· temporelles et spatiales , d'abord, parce que les personnages sont présents sur scène mais simultanément représentés ailleurs, à un autre moment. L'espace scénique les place dans une bulle hors du temps et de l'espace, mais qui est aussi une fenêtre sur le monde.

· psychologiques , ensuite, car le couloir est le reflet de ce que pensent et ressentent les personnages, mais aussi de ce qu'ils n'osent pas exprimer, de ce qu'ils ne comprennent pas en eux ou de ce qu'ils découvrent d'eux.

Le couloir est ainsi le résultat de l'évolution psychologique du personnage mais est, aussi, en même temps, ce qui provoque cette évolution.

Le couloir devient alors métaphore : métaphore de chacun de ces instants de l'existence qui sont des points d'intersection entre toutes les forces qui font se mouvoir l'être, les forces profondes et intérieures du désir, de la peur, de l'élan, et toutes celles, extérieures, qui l'influencent et qu'il subit.

La danse est alors le prolongement de la métaphore, une manière de dire l'indicible.

Le couloir d'image : nature des images / génération des images

À la superposition des strates psychologiques, spatiales et temporelles correspondent également des diffusions d’images de natures différentes.
Ainsi, la complexité du personnage s’accroit proportionnellement à leur activité par rapport à la génération des images. Plus cette génération tend vers le temps réel, plus le personnage assure sa maîtrise sur ce qui l’entoure et plus le couloir d’images reflète ce que le personnage est vraiment. Conséquence : plus cette génération tend vers le temps réel, plus le personnage devient complexe.

1. Des séquences produites en amont du spectacle diffusées sans modification en temps réel, illustrant le passé des personnages ou l’univers qui les entourent.

2. Des séquences tournées en amont également mais que les actions des personnages complètent et amplifient pour leur donner du sens, créant une interactivité simulée produisant en temps réel un échange entre les images et les personnages, symbolisant l’ambiguïté des relations au monde : est-ce moi qui agit sur lui ou lui qui me pousse à agir ?

    • Les chorégraphies exécutées sur scène se mêlant à des chorégraphies tournées en studio, créent des échos et des échanges. L’utilisation de l’écran de tulle permet, sur un même plan, visuellement, de mêler danseurs réels et danseurs filmés.
    • Les danseurs ont des contacts physiques avec les écrans, provoquant, visuellement, l’apparition d’images et des effets sur ces mêmes images. Les personnages laissent parler leur inspiration artistique sur les écrans.

3. Des séquences filmées en direct par l’intermédiaire de caméras sans-fil intégrées aux costumes des personnages :

  • Diffusées directement, permettant de placer le spectateur dans la peau du personnage qui regarde l’autre personnage, de lui faire voir ce que voit le personnage quand il est en mouvement. Les personnages en quête d’eux-mêmes se trouvent dans le regard de l’autre.
  • Mixées entre elles et à des séquences tournées en amont pour exprimer la complexité psychologique des personnages à un instant donné.

.

 

Le couloir d'image : réalisation technique

Plan de scénographie

 

 

Descriptif technique

En amont
 du spectacle :

Production d’images :

  1. Par incrustation vidéo, avec l’utilisation d’un rideau Trévira CS vert, et les logiciels Adobe Premiere Pro et Adobe After Effects.
  2. Par captation simple dans et hors studio et montage avec les deux logiciels précités.

Compositing (trucages et effets spéciaux) :

  1. Avec Adobe After Effects.
  2. Préparation d’un montage pouvant accueillir les séquences captées en direct avec le logiciel Resolume 2.4.

 

En direct :

 

Captation des images en temps réel :

  1. Deux caméras sans fil intégrées aux costumes des danseurs.
  2. 1 caméra fixe côté jardin.
  3. 1 PC.

Restitution et traitement des images :

  1. Deux vidéoprojecteurs.
  2. Deux écrans différents : un écran de tulle en avant-scène et un écran de rétroprojection en fond de scène.
  3. Traitement des images par la séquence par Resolume 2.4 (logiciel de Video-Jockey) pour mêler vidéo temps réel et vidéo enregistrée et produite en amont.

Fiche technique – Metaphora

En gras et soulignés, les éléments qui ne sont pas fournis par nos soins.

Écrans :

  1. écran de tulle en façade (noir) : dimension : 3,85 m H x 7 m L
  2. écran de toile en fond de scène (blanc) : dimension : 2 m H x 7 m L

Projections et traitement de la vidéo :

  1. un vidéoprojecteur avec un miroir en fond de scène
  2. un vidéoprojecteur en haut des gradins.
  3. Un PC et un lecteur DVD en haut des gradins.

Sonorisation :

  1. un ampli + enceintes. La bande-son est diffusée à partir du lecteur DVD.

Lumières :

  1. console DMX (pas de programmation nécessaire).
  2. Rasants (4 par côté). Pas de face

Sol :

Tapis de sol / danse.

 

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Demande de renseignements

philippe.bulinge@worldonline.fr ou production@compagnie-intersignes.com

Ce document a été mis à jour le 26/10/2008. visites depuis le 25 août 2005.

siret : 484 131 438 00018 – Licence entrepreneur : 2 - 144959 

 

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